Une circulaire du ministère du Travail du 3 avril 2026 détaille les différentes utilisations des ressources du fonds d’inclusion dans l’emploi en 2026.
La circulaire fixant chaque année les priorités du fonds d’inclusion dans l’emploi est parue pour 2026. Elle énonce la ventilation des ressources entre les différents dispositifs : insertion par l’activité économique (IAE), entreprises adaptées, groupements d’employeurs pour l’insertion et la qualification (GEIQ), contrats aidés.
Insertion par l’activité économique
Le budget dédié aux aides aux postes s’élève à près de 1 290 millions d’euros en autorisations d’engagement (AE) et à près de 1 298 millions d’euros en crédits de paiement (CP) en 2026. La circulaire rappelle la participation obligatoire des départements au cofinancement des aides aux postes.
En matière de formation, le PIC IAE doit permettre l’accès à des formations qui participent à lever les freins (illettrisme, illectronisme, …), en les couplant lorsque c’est possible à des formations certifiantes. Il doit préparer la sortie en emploi des salariés en parcours dans l’IAE, en lien avec les entreprises qui recrutent sur le territoire.
Les publics doivent être orientés vers l’offre de formation de France Travail et l’offre régionale de formation au regard du double statut de salariés et le plus souvent de demandeurs d’emploi. Les salariés en sortie de parcours peuvent être orientés vers des actions de formation en situation de travail (AFEST) ou de préparation opérationnelle à l’emploi, ou toute autre modalité de formation qualifiante.
On remarque que la probabilité d’exercer un emploi à la sortie d’une SIAE est accrue pour les personnes ayant pu bénéficier, dans le cadre d’un parcours en association intermédiaire (AI) ou en entreprise de travail temporaire d’insertion (ETTI), d’une série de mises à disposition ou d’une immersion au sein d’une ou plusieurs entreprises du territoire. Il en résulte que les ateliers et chantiers d’insertion (ACI) et les entreprises d’insertion (EI) sont invités à mobiliser les périodes de mise en situation en milieu professionnel (PMSMP) au sein d’une entreprise accueillante. Elles peuvent dans ce cadre s’adosser à une AI ou une ETTI.
Les SIAE sont encouragées à accompagner les salariés en insertion vers des métiers en tension sur leur territoire et à s’inscrire dans des filières porteuses, en particulier en lien avec la transition écologique (mobilité douce, circuits courts, rénovation énergétique des bâtiments, agriculture et maraîchage biologique, gestion des espaces naturels et de la biodiversité, etc.) ou le secteur médico-social.
Entreprises adaptées et entreprises adaptées de travail temporaire
Les moyens se montent à 472 millions d’euros en AE et à 473,62 millions d’euros en CP en 2026, soit 25 856 ETP.
La priorité sera donnée aux structures s’inscrivant pleinement dans les dispositifs de transition professionnelle ou dans les secteurs porteurs.
Dans ce cadre, l’État maintient son soutien au Plan d’investissement dans les compétences, à hauteur de 11 millions d’euros en AE et 10,68 millions d’euros en CP.
Les services préfectoraux sont invités à accompagner les entreprises adaptées dans la diversification de leurs activités.
Par ailleurs, ils doivent porter une attention particulière à la capacité des EA et EATT à répondre à la commande publique (marchés réservés) et à permettre à des salariés en EA et intérimaires en EATT de bénéficier de clauses sociales.
GEIQ
L’enveloppe 2026 en faveur des GEIQ s’établit à 12,88 millions d’euros en AE et CP. Elle est répartie entre régions au regard du réalisé 2025. Les crédits financent prioritairement des aides à l’accompagnement social et professionnel.
De manière complémentaire, peuvent être financés :
- des projets portés par les GEIQ de l’industrie, en lien avec le plan du Gouvernement en faveur de ce secteur, notamment dans la défense, l’aéronautique et le nucléaire ;
- des projets collectifs inter-GEIQ ou des projets d’animation territoriale des GEIQ visant l’accroissement et la sécurisation des orientations vers ces groupements par le renforcement des partenariats avec les acteurs de l’emploi et de l’insertion ;
- des actions tendant à une meilleure couverture du territoire par les GEIQ et à la diversification des secteurs d’activités couverts, en particulier pour des métiers particulièrement en tension tels que ceux de l’aide à domicile et du médico-social.
Contrats aidés
En 2026, l’enveloppe consacrée aux contrats aidés est en forte baisse (31,6 millions d’euros en AE, 54,5 millions d’euros en CP).
La priorité est de limiter les prescriptions aux renouvellements lorsque ces derniers sont strictement nécessaires au regard de la situation de la personne.
Accès abonnés des fiches pratiques du droit de la formation :
Fiche 37-3 : Aides financières du parcours emploi compétences
Fiche 37-4 : Parcours d’insertion par l’activité économique
Fiche 41-22 Emploi dans les entreprises adaptées